30.08.2017, 10:59  

Les enseignants genevois formés à déceler la radicalisation

chargement
Anne Emery-Torracinta, conseillère d'Etat en charge du Département de l'instruction publique (DIP).

 30.08.2017, 10:59   Les enseignants genevois formés à déceler la radicalisation

Education - A Genève, le département de l'instruction publique (DIP) proposera dès 2018 à son personnel des formations portant sur la radicalisation, islamique ou autre.

Il s'agira de rendre les collaborateurs attentifs à un faisceau de signes, a expliqué mercredi le porte-parole du DIP Pierre-Antoine Preti, qui confirmait une information révélée par la Tribune de Genève.  L'objectif est d'aider les enseignants à repérer les élèves susceptibles de basculer dans l'extrémisme.  Se laisser pousser la barbe, par exemple, ne constitue pas forcément une preuve de radicalisation, par exemple.

En revanche, un élève qui change de comportement ou qui s'isole doit être considéré comme beaucoup plus alarmant. Les cours se feront en deux phases. Dans un premier temps, chaque établissement scolaire va envoyer un de ses représentants suivre une formation de deux jours entre février et avril 2018.

Une sensibilisation à la question de l'extrémisme sera ensuite proposée aux enseignants, qui devront s'inscrire pour suivre ce cours. "Il faut prendre au sérieux le problème de radicalisation, qui n'est pas un épiphénomène", a déclaré à la Tribune de Genève la conseillère d'Etat responsable du DIP Anne Emery-Torracinta.

Depuis le début de l'année, l'aéroport de Genève a également mis en place des cours de sensibilisation à la question de la radicalisation pour ses collaborateurs travaillant dans la sécurité, afin de leur permettre d'identifier les personnes à risque. Environ 800 employés sont concernés.

ATS

Top