13.09.2017, 15:15  

A Essertines-sur-Rolle, un demi-siècle que Cordelières rime avec Graenicher

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Hans-Ruedi et Vincent Graenicher

 13.09.2017, 15:15   A Essertines-sur-Rolle, un demi-siècle que Cordelières rime avec Graenicher

Terroir - Père et fils célébreront samedi 50 ans de labeur au service d’un chasselas haut de gamme.

Didier Sandoz

didier.sandoz@lacote.ch

Vu depuis la jonction autoroutière de Rolle, le domaine Es Cordelières, à Essertines-sur-Rolle ressemble, par l’architecture de la maison vigneronne, à une dépendance de son prestigieux voisin, le château de Chatagneréaz. Et pourtant, ce vignoble de 3,3 hectares ne manque pas de personnalité propre. Son cépage unique, le chasselas, a été honoré du titre de Premier Grand Cru, dès le premier millésime de cette classification...

Didier Sandoz

didier.sandoz@lacote.ch

Vu depuis la jonction autoroutière de Rolle, le domaine Es Cordelières, à Essertines-sur-Rolle ressemble, par l’architecture de la maison vigneronne, à une dépendance de son prestigieux voisin, le château de Chatagneréaz. Et pourtant, ce vignoble de 3,3 hectares ne manque pas de personnalité propre. Son cépage unique, le chasselas, a été honoré du titre de Premier Grand Cru, dès le premier millésime de cette classification prestigieuse.

C’est en 1967 que Germaine et Alfred Mundler, propriétaires des Cordelières, confiaient les vignes et la vinification de leur clos à un jeune vigneron, Hans-Ruedi Graenicher. Celui-ci œuvrait déjà quelques centaines de mètres plus haut et plus à l’ouest, dans le domaine de Roussillon.

Autodidacte devenu président

Typographe de formation, cet ancien apprenti du «Courrier de La Côte» avait pris la succession de son père, décédé dans un accident, en 1963. «J’avais connu le déclic pour la vigne quelques années plus tôt seulement, se souvient le septuagénaire. Au décès de mon père, les propriétaires de Roussillon m’ont fait confiance malgré mon manque de pratique. J’ai ensuite assuré ma formation sur le tas et au gré de divers cours.» Partiellement autodidacte, l’ancien municipal d’Essertines-sur-Rolle a tout de même fini quelques années plus tard à la présidence de la Fédération vaudoise des vignerons.


"Au décès de mon père, les propriétaires de Roussillon m’ont fait confiance"


En parallèle à son activité de tâcheron à Roussillon, Hans-Ruedi Graenicher avait acquis quelques vignes pour lui, quand le décès du cultivateur des Cordelières lui donna l’opportunité d’étendre son champ d’action.

En 1983, il racheta encore le domaine de Penloup qui sert depuis l’an 2000 de cave principale à son fils, Vincent. Pas question pour autant de lâcher le clos des Cordelières. «Bien au contraire, s’enthousiasme Vincent. Ici, nous disposons d’un terroir formidable pour des vins de garde sur lequel poussent de vieilles vignes en forte densité, ce qui les incite à plonger dans les profondeurs du terrain, donnant au vin toute sa minéralité.»

 

Dans la gamme des vins Graenicher, les Cordelières constituent le segment de chasselas haut de gamme qui séduit loin à la ronde (lire ci-dessous). «Sur ce clos d’un seul tenant, nous vendangeons des quantités volontairement limitées à la main et en cagettes», explique Vincent Graenicher. Ce soin particulier semble à même d’assurer la pérennité de ce clos à propos duquel on a retrouvé des actes datant de 1504. Jubilé Graenicher-Cordelières, samedi 16 septembre de 11 à 19h. 30 invitations disponibles en appelant le 079 671 72 91. www.graenicher-vins.ch

«Le client, il faut aller le chercher, jusqu’au Japon»

Vigneron ambassadeur Vincent Graenicher rentre à peine d’un voyage au Pays du Soleil levant au sein d’une délégation emmenée par l’Office des vins vaudois. En présence de deux importateurs majeurs de crus de notre canton, une poignée de producteurs s’est présentée dans des établissements prestigieux au bout du monde. «J’y ai retrouvé le même clivage que chez nous entre les bouteilles de La Côte et celles de Lavaux, constate le vigneron d’Essertines-sur-Rolle. Cela se ressent essentiellement pour les importateurs qui s’adressent à des entreprises suisses établies là-bas, mais c’est amusant à des milliers de kilomètres de chez nous.» Le voyage n’a pas été vain car les Cordelières ont trouvé une place à Tokyo.

Vigneron livreur Mais il n’y a pas qu’à Tokyo que le vigneron doit donner de sa personne pour se glisser dans la carte des restaurants. «C’est vrai que depuis la génération de mon père, le métier a bien changé, commente Vincent Graenicher. Aujourd’hui, c’est plus d’un tiers de mon temps que je dois consacrer à la commercialisation».


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