31.08.2017, 00:01  

Richard Burton en vedette sur «ses» terres

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La soirée a commencé par la diffusion d’un numéro  de «Autrefois Genève», zoomant sur Richard Burton.

 31.08.2017, 00:01   Richard Burton en vedette sur «ses» terres

CÉLIGNY - L’acteur gallois, illustre résident de l’enclave genevoise où il repose depuis 1984, était la vedette du premier «Cinéma sous les étoiles».

Didier Sandoz

didier.sandoz@lacote.ch

Pour sa première édition de «Cinéma sous les étoiles», la Société de développement de Céligny, associée à Célywood, groupement qui promeut le 7e art dans l’enclave genevoise, a choisi de jouer la carte «locale». Sur l’écran dressé sur le champêtre terrain de foot, plus de 200 spectateurs ont assisté samedi à la projection d’«Hôtel International», film...

Didier Sandoz

didier.sandoz@lacote.ch

Pour sa première édition de «Cinéma sous les étoiles», la Société de développement de Céligny, associée à Célywood, groupement qui promeut le 7e art dans l’enclave genevoise, a choisi de jouer la carte «locale». Sur l’écran dressé sur le champêtre terrain de foot, plus de 200 spectateurs ont assisté samedi à la projection d’«Hôtel International», film peu connu qui réunit en 1963, la star du village, Richard Burton, et sa future épouse, Elisabeth Taylor.

Avant même que les rayons du soleil ne cèdent leur place à ceux du projecteur, les spectateurs cinéphiles installent leurs transats, sièges de camping ou simple pliants. Autour d’une coupe de «Kir Royal Taylor», l’ambiance était bon enfant, marquée par bon nombre de conversations dans la langue de Shakespeare, auteur cher à l’acteur disparu en 1984, mais surtout teinté d’accent d’outre-Atlantique. Ceux-ci ont d’ailleurs été légèrement déçus de ne pas entendre la voix originale de Richard Burton, mais un doublage en français. «C’était un choix délibéré, confie-t-on du côté de Célywood. Cette soirée s’adressait surtout aux gens du village.»

La star aurait apprécié

Aux côtés de ces nouveaux habitants de Terre Sainte, on retrouvait aussi des Célignotes de vieille date, venus comme pour des retrouvailles virtuelles avec le fameux artiste qui aimait écumer en toute discrétion les bistrots de la région entre 1957 et sa disparition. «Richard Burton aurait adoré ce genre de soirée, villageoise et familiale. C’est justement cette simplicité et l’absence de chichis qu’il cherchait et qu’il a trouvé ici», confiait un septuagénaire.

Une déferlante aux obsèques qui avait choqué

Au centre du monde La paisible enclave genevoise de La Côte a été la cible d’une ruée médiatique hors normes le 9 août 1984, quatre jours après le dernier souffle de Richard Burton, terrassé par une hémorragie cérébrale. L’affluence et l’opiniâtreté des médias, essentiellement anglo-saxons, ont choqué les Célignotes. Hormis une belle bousculade autour du corbillard à son arrivée au temple, ces paparazzis se sont rués sur tout ce qui pouvait leur permettre de se hisser pour immortaliser la mise en terre. Echelles de jardin, caisses à pommes, harasses de bouteilles ont fini amoncelées contre le mur du vieux cimetière dont l’accès leur était interdit.

Muets par respect Les habitants du village, qui côtoyaient régulièrement l’acteur gallois, en ont développé un mutisme auprès des journalistes, à l’image du jardinier de Richard Burton. Harley Décorvet a vécu quelques jours enfermé chez lui, faisant face au siège de journalistes britanniques brandissant des liasses de livres sterling afin de lui soutirer des anecdotes. L’homme de confiance, à son service durant une quinzaine d’années, n’a jamais pipé mot aux médias. Par contre, sa loyauté a longuement été récompensée par des étrennes régulièrement versées par la veuve, même des années après le décès de la vedette.

Prêt à ressortir son nom Aujourd’hui, Marie-Béatrice Mériboute, maire de Céligny, serait ravie de redonner un peu de notoriété à l’histoire forte entre Burton et son village d’adoption. «Le nouveau quartier, bâti à quelque 200 mètres de sa tombe, aurait pu porter son nom, mais la commission du Conseil municipal a opté pour «Les Grands Chênes». On y pensera si on doit créer un nouveau chemin», indique-t-elle en relevant que le projet architectural choisi sur concours pour les quatre nouveaux immeubles était précisément baptisé «Richard Jenkins», soit le véritable nom du célèbre acteur.


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